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Prison civile de Kara : la CNDH échange avec les femmes détenues sur les VBG

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Prison civile de Kara : la CNDH échange avec les femmes détenues sur les VBG
@Prison civile de Kara : la CNDH échange avec les femmes détenues sur les VBG

La prison civile de Kara a accueilli, ce jeudi 8 octobre 2026, une séance d’échanges sur les violences basées sur le genre (VBG). La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), en sa qualité de Mécanisme National de Prévention de la torture (MNP), l’a organisée pour les surveillants de l’administration pénitentiaire, le personnel de la prison et les détenues.

Lire aussi: Kara/ JPO: la Police nationale mise sur la proximité avec les citoyens

Une équipe de la sous-commission prévention de la torture a animé la rencontre, en deux phases. L’objectif est d’améliorer les conditions de détention des femmes détenues et prévenir les VBG en milieu carcéral.

Les règles de Bangkok protègent les femmes détenues à Kara

Depuis 2010, un texte des Nations Unies offre un cadre au traitement des détenues. Ce sont les Règles de Bangkok, adoptées cette année-là par l’Assemblée générale. Leur titre complet est : « Règles des Nations Unies pour le traitement des femmes détenues et des mesures non privatives de liberté aux délinquantes ».

Les femmes sont une minorité dans la population carcérale. Leurs besoins spécifiques, liés à leur genre, sont méconnus ou négligés. Les règles de Bangkok recommandent la prévention des VBG et la mise en place de mécanismes de protection efficaces pour les femmes privées de liberté.

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@Prison civile de Kara : la CNDH échange avec les femmes détenues sur les VBG

Au Togo, la mise en œuvre de ces règles reste timide. Le manque de sensibilisation et de formation des acteurs de la chaîne pénale en est la cause, dont les surveillants de l’administration pénitentiaire. Cette lacune perpétue des pratiques parfois contraires aux normes internationales : fouilles corporelles abusives, conditions d’hygiène inadaptées, moyens de contrainte pendant le travail et l’accouchement, défaut de soins de santé spécifiques aux femmes

Pour relever ce défi, la CNDH a réuni 75 participants : 20 administrateurs, membres du personnel et surveillants, et 55 détenues. Le rôle des surveillants est central dans le respect des droits des femmes détenues.

À la prison civile de Kara, la CNDH a posé une première pierre. Celle de former ceux qui surveillent, informer celles qui sont détenues.

Plaki SIMLIWA

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