Washington renforce sa stratégie africaine en ciblant le Togo comme partenaire clé, misant sur le potentiel du Port autonome de Lomé. Une opportunité majeure pour l’économie togolaise, malgré les incertitudes liées aux nouvelles mesures tarifaires américaines.
Les États-Unis affichent un intérêt croissant pour le Togo, avec l’ambition d’en faire un pilier de leur stratégie économique en Afrique de l’Ouest. Cette volonté s’est récemment traduite par la visite, le 21 juillet 2025, de Richard Michaels, chargé d’affaires de l’ambassade américaine à Lomé, sur le site du Port autonome de Lomé (PAL).
Le diplomate américain a salué les performances logistiques du port, le qualifiant de « quatrième port à conteneurs le plus actif du continent ». Grâce à ses eaux naturellement profondes et à ses infrastructures modernes, le Port de Lomé s’impose comme un hub stratégique pour les échanges commerciaux vers et depuis l’Afrique. « Le Port de Lomé constitue un hub direct et efficace vers les marchés africains pour les entreprises américaines », a souligné M. Michaels.
Des échanges commerciaux en nette progression
Les relations économiques entre Lomé et Washington ont connu une croissance remarquable ces dernières années. En 2024, les exportations togolaises vers les États-Unis ont atteint 97 millions de dollars, contre seulement 20 millions en 2021. Du côté américain, les exportations vers le Togo ont également connu un bond significatif, dépassant les 283 millions de dollars, selon les données de la base COMTRADE.
Cette dynamique témoigne de l’approfondissement des liens commerciaux entre les deux nations et de l’attractivité croissante du Togo comme porte d’entrée vers la sous-région ouest-africaine.
Une ombre au tableau : les nouveaux droits de douane
Cette trajectoire positive pourrait cependant, être freinée par une décision de l’administration Trump, qui a introduit en avril 2025 un tarif douanier de 10 % sur les produits en provenance d’Afrique. Cette mesure suscite l’inquiétude des exportateurs togolais, notamment dans les filières du cacao, du café, du karité et du soja, qui constituent des piliers de l’économie agricole togolaise.
La Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), fleuron du textile national et nouvel acteur des exportations vers le marché américain, pourrait également voir sa compétitivité affectée par ce changement de politique commerciale.
AGOA et résilience économique
Malgré ce contexte incertain, le Togo continue de bénéficier du régime préférentiel de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act), qui facilite l’accès des produits africains au marché américain sans droits de douane sur certains articles.
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Dans cette optique, l’intérêt renouvelé des États-Unis pour le Port de Lomé apparaît comme un facteur stratégique de résilience. Il offre au Togo une opportunité de diversifier ses exportations, d’attirer davantage d’investissements et de consolider sa position comme plateforme logistique incontournable dans la région.
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