Le secteur agricole togolais amorce une nouvelle étape de consolidation, portée par une stratégie d’investissement axée sur la productivité et la sécurité alimentaire. Dans cette dynamique, la mise à disposition d’engrais vivriers à grande échelle apparaît comme un pilier central pour soutenir durablement la production nationale.
En effet, pour l’année 2026, les autorités annoncent la distribution de 85 000 tonnes d’engrais, représentant un investissement global de 42,4 milliards de francs CFA. Cette progression traduit une volonté d’intensifier les efforts engagés ces dernières années, avec 77 938 tonnes mobilisées en 2024 et 33 435 tonnes en 2025.
La répartition prévue sur le territoire reflète une approche stratégique tenant compte des réalités agricoles régionales. Les Savanes, reconnues pour leur fort potentiel, bénéficieront de 35 000 tonnes, suivies de la Kara avec 18 000 tonnes, de la Centrale avec 13 000 tonnes, des Plateaux avec 11 500 tonnes, de la Maritime avec 7 000 tonnes et du Grand Lomé avec 500 tonnes.
Ces intrants agricoles, riches en éléments nutritifs essentiels comme l’azote, le phosphore et le potassium, contribuent à améliorer la fertilité des sols et à optimiser les rendements des cultures vivrières. Maïs, riz, sorgho, igname et manioc devraient ainsi connaître une hausse significative de production. Dans un contexte marqué par la pression climatique et l’épuisement des terres, leur utilisation devient un levier incontournable pour sécuriser les récoltes.
Les retombées attendues vont au-delà des champs. Une production accrue devrait générer des revenus plus stables pour les agriculteurs, renforcer l’approvisionnement des marchés et soutenir les unités de transformation. À terme, cette dynamique pourrait également favoriser une meilleure accessibilité des produits alimentaires et contribuer à la stabilisation des prix pour les consommateurs.
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