
Le ministre de l’éducation nationale, Mama Omorou, a livré samedi 5 septembre 2026 à Guérin-Kouka le discours du gouvernement à l’apothéose de la fête D’pontre/N’nidak 2026. Il représentait le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, à cette 62e édition de la fête des ignames placée sous le thème « De la terre à l’assiette : l’igname, patrimoine vivant, levier de développement économique et de souveraineté alimentaire ».
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Devant les autorités politiques, administratives, militaires et traditionnelles réunies à Guérin-Kouka, le ministre a expliqué pourquoi le Grand Bassar occupe désormais une place centrale dans la stratégie de l’État. « Votre vision est notre politique. La vision du Président du Conseil : bâtir la souveraineté à partir de la terre. Ce thème résume en trois mots l’action du gouvernement : produire, transformer, nourrir. »
Produire, transformer, nourrir : trois piliers pour le Grand Bassar
Le ministre a d’abord parlé de la production. « Entre 2025 et 2026, sur instruction directe du Président du Conseil, le Grand Bassar est devenu un territoire prioritaire de cette souveraineté. » Il a salué la danse sacrée du feu, le T’bol, et le travail des femmes potières qui façonnent l’igname Laboko. « Ce savoir-faire ancestral, nous ne voulons pas le muséifier, nous voulons l’industrialiser. » Il a cité le renforcement des zones d’aménagement agricole, la dotation en tracteurs, motoculteurs et motopompes, ainsi que la distribution de semences certifiées et d’engrais subventionnés à plus d’un millier de producteurs.
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Sur la transformation, le ministre a rappelé les richesses du Grand Bassar. « Le Grand Bassar détient deux richesses stratégiques mondiales : son igname et son fer. » Il a évoqué les hauts fourneaux de Nangbani et de Bangeli comme preuve du savoir métallurgique des ancêtres. Il a annoncé la réhabilitation des pistes rurales reliant Kabou, Kalanga et Guérin-Kouka, la construction de hangars de stockage modernes, et le financement des groupements de femmes revendeuses d’igname par des microcrédits renforcés.
Sur la troisième priorité, le ministre a insisté sur la souveraineté alimentaire. « Atteindre l’assiette, c’est atteindre la souveraineté. » Il a annoncé l’introduction des produits dérivés de l’igname dans les cantines scolaires. « Nourrir nos enfants avec ce que nos terres produisent, c’est nourrir l’avenir du Togo. »
Un appel à la paix pour préserver les acquis
Le ministre a terminé son intervention sur la question de la paix. « Aucune de ces ambitions ne peut prospérer sans la paix. » Il a rendu hommage aux chefs traditionnels et aux comités locaux de gestion de la transhumance pour la cohabitation pacifique entre agriculteurs et éleveurs dans la région.
Il a lancé un appel au nom du président du Conseil. « Le gouvernement trace les sillons, apporte les financements et bâtit les infrastructures, mais la récolte appartient à ceux qui restent unis. » Il a invité la population à rester soudée derrière les institutions et à faire fructifier les investissements de l’État, condition pour que le Grand Bassar reste, selon ses mots, un pilier du Togo souverain.
Plaki SIMLIWA









