« Quand un agriculteur peut vivre de son travail, nous renforçons la sécurité ». Cette déclaration du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, lors de son adresse à la nation le 30 décembre 2025, sonne comme une prise de position claire sur un enjeu stratégique majeur : le lien entre développement agricole et sécurité nationale.
En effet, dans son discours, le président n’a pas uniquement salué les efforts des forces de défense dans la lutte contre l’insécurité. Il a aussi mis en lumière une autre facette souvent négligée de la sécurité : la capacité des populations rurales, en particulier les agriculteurs, à vivre dignement de leur labeur.
Malgré leur rôle vital dans l’alimentation du pays, les producteurs agricoles peinent encore à tirer un revenu décent de leurs activités. Faibles prix de vente, chaînes de valeur peu structurées, accès limité aux marchés… les défis sont nombreux et freinent la rentabilité du secteur.
En mettant le projecteur sur le lien entre agriculture et stabilité, le PC envoie un signal fort. L’amélioration des conditions de vie des agriculteurs n’est pas seulement une question économique, mais une nécessité sociale et sécuritaire. Un paysan découragé, un jeune sans revenu, une terre abandonnée… sont autant de failles exploitables par l’extrémisme violent.
Quelle perspective pour 2026 ?
Le discours présidentiel laisse entrevoir une volonté d’agir : des mesures seraient attendues pour améliorer les revenus des producteurs en 2026. Reste à savoir comment cette ambition sera concrétisée : revalorisation des prix, structuration des filières, accès au financement ou appui à la transformation locale ? Le monde agricole, lui, attend des actes.
La sécurité, dans son sens le plus large, ne repose pas uniquement sur les armes mais aussi sur l’espoir, le travail et la dignité. Quand un agriculteur peut vivre décemment, c’est tout un pays qui gagne en stabilité. C’est cette vision holistique que semble défendre désormais le président du Conseil.
DOUMONE Kasan












