
Après plus d’une année de concertation et plusieurs reports, le gouvernement togolais enclenche une nouvelle phase de la libération des emprises du domaine public dans le Grand Lomé. Les occupants des installations irrégulières disposent désormais d’un ultime délai de trois semaines pour démonter volontairement leurs infrastructures avant le démantèlement.
C’est en tout cas, l’annonce faite ce vendredi 31 juillet 2026 par la gouverneure du District autonome du Grand Lomé (DAGL), Mme Zouréhatou Kassah-Traoré lors d’une conférence de presse. Elle était entourée du ministre de l’Aménagement du territoire M. Gomado, des préfets du Golfe et des Lacs ainsi que des représentants des communes.
Les autorités ne sont pas passé par mille pour rappeler que le domaine public est un patrimoine collectif dont la préservation répond à des impératifs juridiques, environnementaux, économiques et sécuritaires.
Selon la gouverneure, les concertations avec les occupants du domaine public, notamment les tenanciers de bars installés sur le littoral, ont débuté en juin 2025. Après plus d’un an de dialogue, elle estime que ces derniers ont eu suffisamment de temps pour libérer volontairement les lieux.
« Les premiers échanges remontent à juin 2025. À leur demande, un premier délai leur avait été accordé pour libérer volontairement les emprises occupées. La date de libération a ensuite été reportée au 31 mars, puis au 30 juin 2026 à la suite de nouvelles concertations », a expliqué Mme Kassah-Traoré.
Malgré ces différents reports, les engagements n’ont pas été respectés. Une nouvelle proposition de libération au 4 janvier 2027 a été rejetée par le gouvernement, qui estime qu’elle prolongerait une situation irrégulière au détriment de l’intérêt général.
DAGL donne trois semaines pour libérer les lieux
Les autorités accordent désormais un ultime délai de trois semaines aux occupants pour démonter eux-mêmes leurs installations et libérer volontairement les espaces concernés. Passé ce délai, les installations sans autorisation ou dont les autorisations sont expirées seront enlevées conformément aux textes en vigueur.
« Cette opération ne vise aucune catégorie particulière de citoyens. Elle répond à la nécessité de restaurer l’autorité de la loi, de protéger le domaine public, de préserver le littoral contre les dégradations environnementales et de garantir la sécurité des populations », a insisté la gouverneure.
Coordonnée par un comité ad hoc réunissant plusieurs ministères, les collectivités territoriales et les services techniques, cette opération s’inscrit dans la volonté du gouvernement de promouvoir un développement urbain mieux organisé et un environnement plus sûr.
Maïmouna Hassan









