Le ministère de l’Éducation nationale a officiellement lancé, le 23 juillet 2026 à Lomé, le processus de révision du Plan sectoriel de l’éducation (PSE), document de référence qui oriente les politiques publiques et les investissements dans le secteur. Cette démarche, conduite avec l’appui des partenaires techniques et financiers, vise à adapter les orientations éducatives aux défis actuels et futurs du pays.
Il s’agit d’une révision qui permettra d’évaluer les progrès réalisés depuis la précédente version du PSE, d’identifier les insuffisances persistantes et de mieux prendre en compte les réalités régionales. Les travaux devront également intégrer les nouveaux enjeux liés à la transition numérique, aux changements climatiques, à la croissance démographique et aux exigences du marché de l’emploi.
À terme, un nouveau plan stratégique sera élaboré sur la base de données fiables et de projections financières, afin d’assurer une meilleure planification des ressources et une mise en œuvre durable des réformes.
À l’ouverture de l’atelier, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a rappelé que l’ambition est de faire de l’école togolaise un véritable moteur du développement humain et social.
« Le nouveau PSE devra traduire notre ambition collective de faire de l’école togolaise un véritable levier de développement humain et social. Il est le moteur de l’équité, car l’accès universel à l’éducation permet aux enfants, indépendamment de leur milieu socio-économique, d’avoir les mêmes chances de réussite. L’éducation est un droit humain et un puissant instrument de construction de la paix. Le Togo adhère totalement à cette mission de l’éducation et prend à cœur le développement de son système éducatif. En effet, depuis l’adoption, en mars 2010, de notre PSE, le Togo s’est résolument engagé sur la voie d’un pilotage et d’une gouvernance éclairée de son système éducatif, avec l’accompagnement des différents partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile et de tous les autres acteurs de notre système », a indiqué le Ministre Omorou.
Les indicateurs témoignent toutefois de défis à relever, notamment dans la scolarisation des filles au premier cycle du secondaire, où les objectifs fixés restent encore éloignés des résultats observés.
Présente à la rencontre, la représentante résidente de l’UNICEF au Togo, Dr Erinna Corine Dia, a salué cette initiative, estimant qu’elle offre l’opportunité de construire un système éducatif plus inclusif, résilient et équitable.
Selon elle, cette réforme est indispensable pour préparer les jeunes générations aux mutations économiques, technologiques et sociales, tout en répondant aux ambitions de développement du Togo pour la prochaine décennie.
Stan AZIATO










