Et si les produits dérivés de l’igname faisaient bientôt partie des menus servis dans les cantines scolaires au Togo ? Le gouvernement envisage cette possibilité afin de diversifier les repas proposés aux élèves tout en valorisant davantage les productions agricoles locales. L’ambition a été dévoilée par le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, lors de l’apothéose de la fête des ignames, D’pontre/N’nidak 2026, tenue le samedi 5 septembre à Guérin-Kouka.
L’idée est de proposer aux élèves différents plats à base d’igname dans les cantines scolaires. Une orientation qui devrait permettre d’enrichir les menus tout en rapprochant l’alimentation scolaire des productions issues des terres togolaises.
Nourrir les élèves, valoriser la production locale
Au-delà de la question nutritionnelle, cette initiative porte une ambition économique et stratégique. Elle vise à renforcer la consommation des produits locaux et à contribuer progressivement à la souveraineté alimentaire du pays.
« Nourrir nos enfants avec ce que nos terres produisent, c’est nourrir l’avenir du Togo », a déclaré Mama Omorou, avant d’ajouter : « Atteindre l’assiette, c’est atteindre la souveraineté. »

Les cantines gagnent du terrain
Au Togo, le programme des cantines scolaires constitue depuis plusieurs années un levier important pour favoriser la fréquentation et le maintien des enfants à l’école, notamment dans les communautés vulnérables.
Dans les Savanes, le nombre d’élèves bénéficiant de repas chauds est passé de 56 651 en 2024 à 67 215 en 2025, soit une progression de près de 19 % en un an. La région arrive ainsi en tête du pays. La Kara comptait 34 893 bénéficiaires en 2025, contre 21 712 dans la région Maritime.
Rappelons que le programme de cantines scolaires est appuyé financièrement et techniquement par le Groupe de la Banque mondiale et est exécuté par l’ANADEB.
Stan AZIATO










