Bien que les conseillers régionaux aient été élus en avril 2024 et officiellement installés le 15 janvier 2025, le fonctionnement du Conseil Régional reste encore méconnu d’un grand nombre d’acteurs économiques. Face à ce constat, son président, M. Bakem Téba Blakinam, « voque la mission fondamentale de cette institution décentralisée lors de la 4e édition du Carrefour des Jeunes Entreprises et Startups ( CJES ) en région ce 21 juillet 2026 organisée Par CJES Togo avec l’appui financier de l’UNFPA.
À l’instar des communes mais à l’échelle de toute la région, le Conseil Régional a pour mandat principal d’animer et de coordonner le développement économique et social des sept préfectures de la Kara. Il intervient directement dans la mise en place des infrastructures de base. Notamment la construction des CEG, lycées, hôpitaux préfectoraux, CHR et centres communautaires et la réalisation des projets d’accès à l’eau potable, assainissement et aménagements territoriaux.
Le Conseil Régional, source d’opportunités
Le conseil régional injecte d’importantes ressources dans l’économie locale à travers la passation de marchés publics. Conformément à la réglementation nationale, un quota de 25 % des marchés publics est réservé aux jeunes et femmes entrepreneurs. De plus, pour les petits achats et prestations, des procédures simplifiées de gré à gré permettent d’appuyer directement les jeunes pousses locales.
Le Conseil Régional sert de pont entre les porteurs de projets et les bailleurs de fonds. Il peut co-porter des dossiers d’investissement ou faire bénéficier les TPME de ses accords de coopération décentralisée. Ceci à l’image de la récente convention signée avec l’île de Mayotte pour favoriser les échanges économiques.
Le Conseil Régional prépare actuellement plusieurs projets phares dans lesquels le secteur privé local sera partie prenante : La construction d’une Foire Régionale permanente regroupant les 7 préfectures; La mise en place d’un circuit touristique régional; La structuration du transport inter-urbain (ex. Facilité les trajets Dankpen-Kara) ; Le soutien renforcé aux initiatives agro-industrielles.
Le passage obligatoire pour capter les opportunités
Si les opportunités existent, le principal point de blocage identifié par les autorités régionales reste l’informel. De nombreux jeunes entrepreneurs peinent à soumissionner aux appels d’offres par manque de régularisation administrative ou de garanties financières.

Les conseils du Conseil Régional et des structures d’appui (ADTPME, FNFI) aux entrepreneurs sont les suivants : Quitter l’informel dès les premières années pour constituer un historique juridique et comptable crédible ; Démarrer par des marchés de petite taille pour acquérir l’expérience exigée sur les grands ouvrages publics ; Tirer parti des Cadres de Concertation des Acteurs d’Appui à l’Entrepreneuriat (CCAAE) mis en place au niveau municipal et régional pour faciliter le dialogue entre les communes, les institutions financières (FNFI, ANPGF) et les PME.
Ce dialogue public-privé tenu dans le cadre du Carrefour des Jeunes Entreprises et Startups démontre une volonté partagée de pouvoir connecter les institutions locales et les créateurs de richesse. Pour les TPME de la région de la Kara, le Conseil Régional est un partenaire de croissance prêt à accueillir leurs projets structurés pour transformer durablement l’économie de la région.
Plaki SIMLIWA










