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Togo : cerner le règne de Gnassingbé Eyadéma en 6 points

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Gnassingbé Eyadéma a dirigé le Togo de 1967 à 2005, imposant stabilité après un coup d’État, nationalisant l’industrie du phosphate et renforçant l’unité nationale. Il fut aussi l’un des pères fondateurs de la CEDEAO et marque encore la mémoire nationale à travers des hommages et actions commémoratives.
Gnassingbé Eyadéma a dirigé le Togo de 1967 à 2005, imposant stabilité après un coup d’État, nationalisant l’industrie du phosphate et renforçant l’unité nationale. Il fut aussi l’un des pères fondateurs de la CEDEAO et marque encore la mémoire nationale à travers des hommages et actions commémoratives.

Le Général Gnassingbé Eyadéma reste une figure centrale de l’histoire contemporaine du Togo. Arrivé au pouvoir dans les années 1960, il a dirigé le pays durant près de 38 ans, jusqu’à sa mort en 2005, devenant ainsi l’un des chefs d’État africains les plus longtemps en fonction.

05 février 2025 – 05 février 2026, cela fait 21 ans qu’il a arraché à l’affection des togolais et des africains. Au Togo, des activités sont programmées ce jours pour commémorer l’homme politique. Que peut-on retenir réellement de son règne?

Accession au pouvoir et stabilité prolongée

Né Étienne Eyadéma, il s’est d’abord illustré comme militaire avant de jouer un rôle déterminant dans deux coups d’État successifs : le premier en 1963, puis celui de janvier 1967, qui marque le début de sa présidence après le renversement de Nicolas Grunitzky.

Sous sa gouvernance, le pays a connu une longue période de stabilité relative — notamment politique — après des premières décennies d’instabilité post-indépendance, bien que cette stabilité ait souvent été critiquée pour son manque de pluralisme politique.

Construction d’un système politique centralisé

Dès la fin des années 1960, Eyadéma a instauré un système de parti unique avec la création du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), qui devient la seule formation politique légale. Cela a permis de concentrer les pouvoirs dans ses mains et d’éliminer l’opposition politique formelle.

Ce modèle s’est traduit par des élections sans véritable concurrence, consolidant sa domination institutionnelle lors de scrutins présidentiels régulièrement organisés mais hautement contestés.

Nationalisation et développement économique

Parmi ses décisions les plus marquantes, on compte la nationalisation des mines de phosphate en 1974, une ressource essentielle pour l’économie togolaise ; cette mesure a accru les recettes de l’État et affirmé une certaine autonomie économique.

C’est également autour de cette période que fut inauguré l’Hôtel 2 Février à Lomé, symbole architectural du pays construit sous son mandat et qui reste encore aujourd’hui l’un des bâtiments les plus emblématiques de la capitale.

Cultivation d’un leadership nationaliste

Eyadéma a œuvré à forger une identité nationale forte. Il a encouragé notamment l’usage de prénoms africains, et lui-même a adopté le prénom “Gnassingbé” pour marquer ce tournant symbolique.

Un épisode marquant de son règne fut sa survie à l’accident d’avion de 1974, événement qu’il transforma en symbole de sa force et de sa persévérance, jusqu’à instituer une commémoration liée à cette journée.

Rôle régional et diplomatie

Outre sa politique intérieure, Eyadéma s’est investi dans la diplomatie régionale africaine, jouant un rôle de médiateur lors de conflits et tensions dans plusieurs pays voisins. Selon des sources officielles togolaises, il a contribué à des négociations de paix, notamment après le conflit du Biafra en 1972, ou en facilitant le règlement de différends frontaliers ou politiques entre États africains.

Vers la fin de son règne et héritage politique

Face à une demande croissante de réformes au début des années 1990, il accepta l’introduction d’une constitution démocratique et la légalisation de partis politiques, avant de revenir, en pratique, à un pouvoir fortement centralisé après les élections multipartites.

À sa mort en février 2005, le Général Eyadéma a laissé un pays profondément marqué par son style de gouvernance, avec une transition dynastique immédiate vers son fils, Faure Gnassingbé, qui continue d’influencer la vie politique togolaise à ce jour.

Le Général Gnassingbé Eyadéma a marqué l’histoire du Togo par un règne exceptionnellement long, l’instauration d’un État centralisé et une politique de nationalisation économique, tout en jouant un rôle diplomatique notable en Afrique de l’Ouest. Son héritage demeure sujet à débats, entre ceux qui valorisent la stabilité acquise et ceux qui critiquent le manque de pluralisme politique et les méthodes autoritaires de son régime.

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