Dans un contexte marqué par des menaces liées à l’extrémisme violent, la région des Savanes reste un point stratégique de vigilance sécuritaire au Togo. Pour faire face à ce défi, les Forces de défense et de sécurité (FDS) bénéficient d’un appui logistique et humain renforcé, notamment à travers l’opération Koundjouaré. Mais au-delà de l’intervention militaire, la clé de l’efficacité réside dans la collaboration entre les FDS et les populations locales.
Sur le terrain, cette coopération civilo-militaire s’est progressivement consolidée. Les citoyens, conscients de l’enjeu, participent activement à la surveillance de leur environnement immédiat en signalant tout comportement suspect. Une mobilisation communautaire saluée par les autorités comme un levier essentiel dans la lutte contre les infiltrations et autres actes de déstabilisation.
À Mandouri, un habitant se confie sous anonymat sur la collaboration civilo-militaire : « Collaborer nous aidera à lutter contre ce fléau. Cela permet une meilleure circulation de l’information, une réaction plus rapide face au risque, et une implication active de chacun dans la préservation de la paix. »

À Dapaong, les témoignages se multiplient pour saluer la dynamique de coopération civilo-militaire, un modèle qui semble porter ses fruits dans la lutte contre l’extrémisme violent dans la région des Savanes.
Pour Kombaté Jean, cette synergie est la raison principale pour laquelle les groupes armés peinent à s’implanter sur le territoire togolais : « Nous sommes en sécurité. Rien ne nous empêche de dormir. J’exhorte donc mes frères à toujours collaborer avec nos forces de défense et de sécurité qui se battent jour et nuit pour notre sécurité », affirme-t-il.

Appel de Barry Moussa Barqué a renforcer la collaboration civilo-militaire
Un appel à l’unité également réitéré lors de la dernière édition de la fête « Tingban Paab » en 2025 par le Président du Sénat, Barry Moussa Barqué. Dans son adresse, il rappelait : « Nous devons garder en esprit que si nous ne gagnons pas dans l’unité, il n’y a rien à espérer dans la division… J’invite chaque citoyen à collaborer étroitement avec les forces de défense et de sécurité, les autorités locales et à demeurer vigilant… Évitons tout comportement susceptible de mettre en danger notre sécurité individuelle et collective. »
Ces propos résonnent dans les esprits, comme le confirme Kolani Daboïbe : « C’est en nous unissant que nous pouvons vaincre. En cette année 2026, c’est ensemble que nous allons lutter contre la précarité et bâtir notre région pour un développement durable. »
Dans un climat sécuritaire fragile, la conscience collective et la coopération civilo-militaire restent donc des remparts efficaces face aux menaces, faisant des citoyens des acteurs à part entière de la sécurité nationale.
DOUMONE Kasan












