Alors que, dans la classe politique togolaise, deux blocs se dessinent (d’un côté la DMP et de l’autre le CRAC) le parti Santé du Peuple relance un ancien débat.
Reçu sur une radio de la place, le Dr Georges William-Kouessan, président de Santé du Peuple, ne semble visiblement pas très enthousiasmé par la recomposition de l’opposition togolaise, marquée par l’émergence de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) et du Cadre de Réflexion et d’Action pour le Changement (CRAC), même s’il salue cette évolution.
« C’est bien d’avoir ces deux blocs. Il y a quelque temps, les partis politiques étaient éparpillés. On a toujours souhaité l’existence d’un seul bloc de l’opposition. Si aujourd’hui on en a deux, on peut évoluer vers un seul bloc », a-t-il indiqué, selon le confrère Icilomé.
Pour le Dr Georges William-Kouessan, le véritable enjeu pour l’opposition est surtout de changer de paradigme. « Nous pensons qu’il faut changer de paradigme dans la lutte. Je ne peux pas tout dévoiler, nous sommes en train de réfléchir », affirme-t-il.
Clairement, il appelle à une nouvelle approche, en faisant allusion à un éloignement du radicalisme. Il n’est plus un secret que le Dr Georges William-Kouessan est devenu, depuis 2023, l’un des défenseurs du centrisme.
Il a en effet redéfini sa ligne politique en évoquant l’idée d’une « cohabitation concertée » avec le régime en place. « J’ai des principes sur lesquels je ne transige pas, mais je suis pour la concertation dans l’intégrité avec le parti au pouvoir », explique-t-il.
Et d’ajouter : « Si cette cohabitation avait été acceptée, nous ne serions peut-être pas dans la situation actuelle », en référence au basculement vers la Ve République.
Le Dr Georges William-Kouessan apparaît ainsi comme une nouvelle figure du centrisme au Togo. Reste désormais à savoir si cette posture sera jugée crédible par ses partenaires de l’opposition.
Stan AZIATO










