27.1 C
Lomé
mardi, janvier 27, 2026

RÉCÉPISSÉ N°097/HAAC/08-2023/pl/P

Google News
Accueil Société Lomé : Le séjour d’une Pr0stituée en détention au commissariat de Djidjolé

Lomé : Le séjour d’une Pr0stituée en détention au commissariat de Djidjolé

0
2727
Lomé : Le séjour d'une Pr0stituée en détention au commissariat de Djidjolé
Image illustrative

À Lomé, une rafle des forces de sécurité a mis le feu aux fesses des filles travailleuses du sexe dans le quartier Adidogomé. Une patrouille d’une semaine a permis de mettre la main sur plusieurs prostituées, parmi elles la jeune Yvette (nom prêté). Après 4 jours passés en détention, elle parle de son séjour au commissariat de Djidjolé.

C’est le calme les nuits depuis quelques jours sur la route Adidogomé Douane – Avédji. On observe peu de motos, de véhicules et même de piétons qui font des va-et-vient le long de ce tronçon à la recherche de quoi satisfaire leur libido ou de filles pour leur coup du soir.

Ces travailleuses du sexe ont déserté les lieux suite à une patrouille intervenue dans la zone durant la semaine. Plusieurs ont été arrêtées. Et parmi les travailleuses du sexe qui se positionnent à Adidogomé Douane et à Avédji tous les soirs se trouve la jeune Yvette, fille de 22 ans.

Elle a été arrêtée lors de la rafle de la patrouille avec trois autres de ses copines, puis déposées au commissariat de Djidjolé.

« Les soldats m’ont arrêtée avec trois autres copines durant la semaine passée. Ils nous ont amenées au commissariat de Djidjolé. C’est seulement aujourd’hui (samedi 24-01-2026, ndlr) qu’on nous a relâchées. On a fait 4 jours au commissariat de Djidjolé », a-t-elle confié à Togopost le samedi dernier.

[Dossier] Qu’est-ce qui pousse les filles à la prostitution ? Les prostituées se prononcent

Elles sont soumises aux travaux…

Durant les 96 heures passées en détention, les jeunes filles prostituées ont été soumises à différents travaux, à en croire Yvette.

« Arrivées au commissariat de Djidjolé, les policiers ne nous ont pas frappées ni torturées, mais ils n’ont fait que nous envoyer soit faire des achats pour eux, soit faire certains travaux durant les 4 jours. Ils n’ont même pas demandé à coucher avec nous. Avant de nous relâcher ce samedi, ils nous ont fait verser 10 000 francs CFA chacune », a laissé entendre Yvette.

Même si l’action est insuffisante, l’objectif de cette rafle est de décourager la prostitution chez ces filles. Mais visiblement, elle n’a apporté le moindre fruit.

La preuve : libérée le samedi, la jeune Yvette est retournée au même lieu où elle a été arrêtée dans la soirée pour faire son business. « …Moi, c’est l’argent que je veux », martèle-t-elle.

Stan AZIATO

[Dossier] Paris sportifs : l’envers du décor d’un business qui piège la jeunesse

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!