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Mango : Les ANUFO se préparent pour le Kouroubi

Encore deux semaines, et c’est la fête Kouroubi chez le Peuple Anufo (Tchokossi). Les préparatifs vont bon train et la population n’attend que le grand moment. Les préparatifs de cette grande fête de la fille  créent de l’émulation à Mango.

Le Kouroubi est une danse traditionnelle qui rassemble plusieurs jeunes filles vierges de la communauté. Il s’effectue lors de la nuit du destin, trois (3) jours avant la fête de ramadan. Il constitue une occasion pour les jeunes filles qui vont se marier après cette fête de faire leurs dernières sorties en tant que célibataire.

Comment s’effectue le Kouroubi ?

La danse traditionnelle consiste à se trémousser sur un échafaudage de 3 m de hauteur en exécutant des pas de danse au rythme des tam-tams dans une ambiance gaie et joyeuse. Tenant en main des queues de chevaux, pratiquer cette danse requière un grand sens de l’équilibre.

En Côte d’Ivoire, origine du peuple Anufo, la tradition veut qu’une jeune fille qui gravit l’échafaudage sans être vierge, fasse écrouler tout le dispositif mettant ainsi en danger ses amies.

Mango : Les ANUFO se préparent pour le Kouroubi
kouroubi

Au Togo, dans la commune de l’Oti 1,  Mango est la seule grande zone où le Kouroubi est resté vivant et constitue un élément important du patrimoine culturel. Organisées en petits groupes, selon les clans ou alliances familiales, les jeunes filles Anufo, très tôt le matin, passent de maison en maison, pour renouer les liens familiaux tout en chantant et dansant.

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Ferveur au sein de la population…

C’est la grande ferveur actuellement à Mango. La population en attente de cet évènement, se prépare activement. Malgré les mesures sécuritaires très renforcées, les jeunes filles Anufo s’activent avec fébrilité. Les magasins, les petits marchés des environs sont pris d’assaut.

Les couturières et couturiers n’ont plus un petit temps pour se reposer. « Elles attendent toutes à la dernière heure pour nous apporter les pagnes à coudre. Et elles veulent toutes avoir leurs habits à temps. Nous gagnons beaucoup d’argent, mais c’est très stressant », nous livre une maitresse couturière.

N’DJAMBARA Nassoma, Correspondant

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