Togo : le secteur des transports va prendre une « douche »

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7.507 accidents, 683 pertes et 9.918 blessés, ce sont les chiffres annoncés par le ministre de la sécurité et de la protection civile Yark Damehame et son camarade des transports, Affo Atcha Dedji mardi dernier. Eh bien, il s’agit du bilan sécuritaire des douze mois au Togo. Les accidents restent le premier facteur de décès des Togolais.

Selon les autorités malgré les sensibilisations, ces accidents sont habituellement causés par les motocyclistes. Face donc à la situation, le gouvernement veut changer de méthode. D’après le bilan dressé lors du traditionnel bilan semestriel, les autorités, on révèle une légère augmentation (1,5%) par rapport à 2021 qui présentait 7.392 accidents, 680 morts et 9.376 blessés.

Un bilan macabre des accidents

Sans surprise, on note que les engins à deux-roues restent largement les plus impliqués dans les accidents, soit environ 72%, devant les voitures (18%), les tricycles (5%) et les camions (3%). La plupart des accidents ont eu lieu dans le premier semestre. Le second semestre s’est révélé un peu moins meurtrier que le premier (336 morts contre 347).

Les causes restent les mêmes chaque année malgré les sensibilisations des autorités, la société civile et les médias. Il s’agit notamment du défaut de maîtrise, excès de vitesse, non-respect du code et de la signalisation, refus de priorité, dépassements défectueux, stationnements sans signalisation, alcool ou téléphone en circulation, etc…

Professionnalisation du secteur des transports, la panacée…

Les sensibilisations semblent montrer leur limite en tout cas dans la réduction considérable des cas d’accidents. L’exécutif togolais veut désormais procéder autrement. La nouvelle option est la professionnalisation et l’organisation du secteur des transports. Le sujet à fait l’objet d’une communication mercredi en Conseil des ministres.

Un projet de décret examiné, fixe les conditions d’accès à la profession de transporteur, d’intermédiaire et d’auxiliaire de transport et d’exercice des activités de transport routier. L’étude de ce texte, « vise à professionnaliser et à organiser le secteur du transport des biens et des personnes », a précisé le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Prof Akodah Ayéwouadan.

Il s’agira de rendre plus particulier le métier de transporteur au Togo. N’importe qui ne peut donc plus exercer le métier désormais même étant détenteur de permis de conduire.

« Aujourd’hui, n’importe qui muni d’un permis de conduire peut se revendiquer transporteur routier. Or, le transport routier est un métier, et parce que c’est un métier, il nécessite une qualification particulière pour pouvoir conduire des véhicules d’un certain gabarit sur les routes de notre pays », dit le ministre.

Stanislas A.

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