Le Togo poursuit ses efforts pour améliorer l’accès à l’eau potable. En 2026, le pays prévoit la construction de 304 postes d’eau autonome (PEA), dans le cadre de sa stratégie nationale visant un accès universel à l’eau à l’horizon 2030. L’information est contenue dans le document « Budget du citoyen » publié par le ministère de l’Économie et des Finances. Le coût global de ces infrastructures est estimé à 4 milliards de francs CFA.
Ces nouveaux équipements seront répartis sur l’ensemble du territoire, avec une attention particulière portée à la région des Savanes. Cette zone, considérée comme prioritaire, bénéficiera à elle seule de 157 installations, soit plus de la moitié des PEA prévus. Les autres régions ne sont pas en reste : 95 infrastructures sont annoncées dans les Plateaux, 20 dans la Maritime, tandis que les régions Centrale et de la Kara recevront chacune 16 postes.
Ce programme s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement du secteur de l’eau au Togo. Plusieurs projets sont en cours, notamment le Projet de sécurité hydrique en milieu urbain (PaSH-MUT), lancé avec l’appui de la Banque mondiale. À cela s’ajoute un projet d’urgence destiné à améliorer l’approvisionnement en eau potable dans les villes de Mango et Dapaong, financé par des partenaires internationaux.
Ces différentes initiatives commencent à produire des résultats. Selon les autorités, le taux d’accès à l’eau potable au niveau national est passé de 60 % en 2020 à 72 % en 2025. En milieu rural, ce taux atteint désormais 77 %, traduisant les progrès réalisés ces dernières années.










