« L’intégration ne se mesure pas seulement aux textes adoptés. Elle se mesure aux résultats visibles : des routes ouvertes, des coûts réduits, des délais raccourcis, des échanges facilités », a déclaré le président du Conseil à l’ouverture de la Convention et Exposition africaines du transport aérien.
Cette déclaration du président du Conseil explique clairement les raisons de la tenue de cette conférence qui planche sur la connectivité et développement durable du transport aérien. Cette convention réunit des décideurs politiques, des experts et des professionnels du secteur autour des défis de la mobilité en Afrique.

Il s’agit d’une rencontre continentale de cinq jours consacrée à l’avenir de l’aviation africaine. Pour le Togo, abriter cette conférence, indique le Président du Conseil, « C’est un engagement », Car, poursuit-il, « notre pays a fait le choix de se positionner comme une plateforme commerciale et logistique régionale. Cette ambition n’a de sens que si elle contribue à une ambition plus large : celle d’une Afrique qui se relie davantage à elle-même pour mieux se transformer ».
Faure Gnassingbé appelle à transformer le ciel africain en levier d’intégration
À l’ouverture des travaux, le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a plaidé pour une accélération de l’intégration aérienne du continent afin d’en faire un véritable moteur de développement.
Il a également rappelé que le transport aérien dépasse la simple question des infrastructures. Selon lui, il constitue un instrument essentiel de commerce, de compétitivité et d’intégration.
Il a notamment insisté sur la nécessité de traduire les engagements politiques en actions concrètes à travers la mise en œuvre effective du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA).

Les obstacles aux déplacements intra-africains
Faure Gnassingbé a également dénoncé les obstacles qui freinent encore les déplacements intra-africains, notamment le coût élevé des billets d’avion, les lourdeurs administratives et les restrictions liées aux visas. Pour lui, un ciel ouvert ne produira ses effets que s’il devient réellement accessible aux citoyens, aux entrepreneurs et aux investisseurs africains.
Le président du Conseil a, en outre, appelé à considérer l’aviation comme une véritable infrastructure économique capable de soutenir l’agriculture, le tourisme, le commerce numérique et les exportations. Il a plaidé pour le développement du fret aérien en complément de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Enfin, il a exhorté les États africains à investir dans les compétences, l’innovation et des infrastructures durables afin de bâtir une industrie aéronautique souveraine et créatrice d’emplois pour la jeunesse africaine.
Stan AZIATO










