La Banque africaine de développement (BAD) s’apprête à renforcer son appui au Togo face en soutenant la résilience dans la région des Savanes. L’institution financière prévoit d’octroyer un don d’un million de dollars destiné à améliorer les conditions de vie des réfugiés, des personnes déplacées internes et des communautés hôtes affectés par les conséquences de l’insécurité dans le Sahel.
En attente de la validation de son Conseil d’administration, ce financement sera exécuté par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), en partenariat avec la Commission nationale d’assistance aux réfugiés (CNAR), le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) et plusieurs structures nationales.
La région des Savanes continue de subir les effets du déplacement massif des populations. D’après les estimations de la BAD, elle accueille aujourd’hui plus de 55 000 réfugiés et près de 16 000 déplacés internes, tandis qu’environ 1,9 million de personnes ressentent les conséquences de cette pression sur les infrastructures, les services sociaux et les ressources locales.
Le projet prévoit une réponse humanitaire immédiate avec la distribution de kits de réhabilitation pour 1 000 ménages, comprenant des matériaux de construction et des articles essentiels tels que des moustiquaires, des couvertures, des lampes solaires, des ustensiles de cuisine et des équipements ménagers. Il inclut également des actions de protection, des formations, l’enregistrement des réfugiés ainsi qu’un accompagnement vers l’autonomie économique.
L’une des innovations majeures du programme repose sur le soutien à l’entrepreneuriat féminin. La BAD entend accompagner la création ou le renforcement de dix coopératives dirigées par des femmes, grâce à des formations en gestion et en gouvernance, ainsi qu’à un meilleur accès aux financements et aux chaînes de valeur.
Ce nouveau financement viendra compléter les initiatives déjà engagées dans le nord du Togo, notamment le plan de réponse 2026-2027 du PURS, doté de 18 milliards de FCFA, ainsi que le projet Savanes Kpaadu, financé par l’Union européenne et Plan International.










