Le climat social pourrait connaître de nouvelles tensions dans le secteur de la santé au Togo. Le Bureau exécutif national du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a annoncé la tenue d’assemblées générales synchronisées dans toutes les formations sanitaires du District sanitaire du Golfe.
Dans un communiqué, le syndicat explique que cette initiative intervient après de « multiples démarches infructueuses » entreprises auprès de la Direction préfectorale de la santé (DPS) et de la Direction régionale de la santé (DRS) par ses bureaux locaux. Ces rencontres sont prévues pour le mercredi 10 juin 2026 et visent à échanger avec l’ensemble des travailleurs sur la situation qui prévaut actuellement dans les structures de santé concernées.
Plusieurs revendications au cœur des discussions
Selon le SYNPHOT, cinq principaux points seront inscrits à l’ordre du jour de ces assemblées générales.
Le syndicat entend notamment dénoncer et demander la suspension des affectations jugées punitives au sein du District sanitaire du Golfe.
Les praticiens hospitaliers réclament également une harmonisation sans délai des salaires sur la grille de la fonction publique, estimant que des disparités persistent dans le traitement des agents.
Par ailleurs, le SYNPHOT exige l’application immédiate des arrêtés interministériels relatifs aux primes de garde, aux astreintes ainsi qu’aux primes de risque de contagion, des avantages que les professionnels de santé considèrent comme des droits acquis.
Autre revendication majeure : le paiement des ristournes de l’année 2025, conformément aux recettes effectivement réalisées par les établissements de santé.
Le syndicat espère ainsi fédérer les agents autour de ces revendications afin d’obtenir des réponses concrètes des autorités sanitaires.










