Les Évala en pays kabyè seront bientôt inscrites au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. L’annonce a été faite par Isaac Tsiakpé, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, à l’ouverture des Évala 2026.
C’est l’événement majeur du moment au Togo, en particulier dans la région de la Kara. Depuis le 11 juillet, la région vibre au rythme des Évala 2026. Comme à l’accoutumée, l’événement rassemble des milliers de personnes, Togolais et étrangers, venues des quatre coins du pays et du monde. Dans les arènes, les lutteurs offrent le spectacle, tandis que dans la ville, l’ambiance festive gagne toute la population.
Lire aussi : Évala 2026 : Tchitchao ouvre le bal des finales sur un score serré
Le tout se déroule sous le regard des autorités, avec à leur tête le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, ainsi que de nombreux opérateurs économiques. Au-delà de la lutte traditionnelle proprement dite, l’événement constitue aujourd’hui un rendez-vous incontournable, propice aux affaires et à l’immersion touristique.
« Les Évala drainent chaque année des milliers de personnes. Cela dynamise l’économie, valorise les savoir-faire locaux et l’artisanat et, in fine, renforce l’attractivité de notre pays », a souligné le Ministre Isaac Tsiakpé.

Des démarches pour inscrire Évala au patrimoine immatériel de l’UNESCO
Toutes les conditions semblent ainsi réunies pour que le gouvernement engage les procédures d’inscription des luttes traditionnelles Évala au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
« Au-delà de la lutte traditionnelle, les Évala constituent l’un des éléments essentiels et emblématiques de notre patrimoine culturel national. À ce titre, dans une dynamique impulsée par le Président du Conseil, nous envisageons d’inscrire les Évala au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, avec l’appui des communautés », a affirmé le ministre.
Lire aussi : Evala 2026 : ambiance, luttes, Pya Lao donne le ton
Selon Isaac Tsiakpé, les démarches seront enclenchées dès la fin de l’édition 2026.
Il y a quelques mois, le gouvernement avait déjà posé les bases de la promotion et de la protection du patrimoine culturel en adoptant la loi portant protection et promotion du patrimoine culturel national. La démarche engagée pour les Évala constitue donc une concrétisation de cette loi, adoptée le 25 février 2026 par l’Assemblée nationale.
Rappelons que le Togo a déjà inscrit, depuis quelques années, la fête traditionnelle Épé-Ékpé au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Stan AZIATO










